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Deux jours après la célébration de la Journée nationale de la femme, le Premier ministre a pris part, vendredi à la prison centrale de Libreville, à l’ouverture de la session d’enseignement sur le respect de la dignité et des droits humains de la population carcérale féminine.

Le vendredi 19 avril, soit deux jours après la célébration de la Journée nationale de la femme, ayant donné lieu à une marche initiée à Libreville par la première Dame et le plaidoyer de celle-ci en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes, Julien Nkoghe Bekale a pris part à l’ouverture de la session d’enseignement sur le respect de la dignité et des droits humains de la population carcérale féminine. La cérémonie officielle a eu lieu à «Sans-Famille», et l’évènement, selon la Primature, «entre dans le cadre de [sa] déclaration de politique générale» adoptée par les députés en janvier dernier. À l’époque, le Premier ministre avait dit son intention de mener des actions de vulgarisation et de sensibilisation des citoyens, en particulier des femmes, sur leurs droits et devoirs, rappelle la Primature.

Pour Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, cette session d’enseignement est conforme à la Constitution gabonaise et aux différentes conventions internationales en matière de droits humains auxquelles le Gabon a souscrit. Des textes qui, a soutenu le ministre d’État à la Justice, «consacrent les droits de la femme et le respect de sa dignité». Aussi, le garde des Sceaux a-t-il expliqué que «c’est pour l’amélioration des conditions de vie de cette catégorie de la population que le gouvernement est à pied d’œuvre pour l’harmonisation du droit domestique au droit international, en vue du renforcement de la législation nationale relative à la promotion et à la protection des droits humains de la femme au Gabon».

Cette session s’est tenue à la suite de deux autres du genre, consacrées au renforcement des capacités des magistrats, des officiers de police judiciaire et des agents de la sécurité pénitentiaire sur les méthodes de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes en conflit avec la loi et à la sensibilisation des femmes détenues sur la connaissance de leurs droits, précise la Primature.

Une exposition d’objets confectionnés par les femmes détenues à la prison centrale de Libreville a été organisée, de même qu’une visite des quartiers dédiés à ces dernières.

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